Le rêve artistique





Cliquez pour agrandir l'image
C'est à l'approche de l'aube, selon le poète Moschos (IIe siècle av. J.-C.), que "la troupe des songes véridiques se donne carrière". Bientôt Aurore, soeur de la Lune et du Soleil, va ouvrir le passage du monde obscur et trouble au monde lumineux.
Mère du sommeil et des songes, la nuit est profondément ambivalente. Elle ouvre un espace et un temps d'inquiétude, voire de terreur; mais elle apaise aussi et invite au recueillement... Mais qu'est-ce donc qu'un rêve? Aujourd'hui nous sommes armés de tout un bagage scientifique, biologique, et psychologique pour en comprendre le sens  et la raison. Mais au XVème et XVIème siècles? Le rêve est perçu comme un lieu où l'imagination fleurie, où l'âme rencontre le divin mais aussi le démon. Le rêve c'est cet état où l'esprit se libère du corps et voyage, découvre et rencontre des puissances supérieures. Alors bien évidemment la mythologie et la religion auront une place essentielle dans sa représentation, avec tous ces rêves bibliques qui ont inspiré les saints et les prophètes.
Dès lors, le statut du sommeil, à la Renaissance, s'éclaire grâce au concept de vacatio animae, ou " vacance de l'âme", élaboré par Marsile Ficin en référence à Platon.

Renaissance onirique et mystérieuse

La Renaissance et le rêve, Boch, Véronèse, Greco.
La Renaissance a conféré aux songes une importance extraordinaire. Pour les philosophes, les théologiens, les médecins et les poètes des XVe et XVIe siècles, en rêvant, l'homme s'évade des contraintes de son corps et peut entrer en relation avec les puissances de l'Au-delà, divines ou maléfiques. Issue elle-même d'un rêve de vie nouvelle, la Renaissance a conféré à l'interprétation des songes, à leur représentation, une extraordinaire importance: dans la vie politique et sociale, avec le renouveau des pratiques divinatoires; dans la littérature, tant en prose qu'en poésie (Francesco Colonna et Rabelais, l'Arioste et le Tasse, la Pléiade et d'Aubigné); dans les débats médicaux et théologiques, notamment lors de la terrible chasse aux sorcières qui, du XVe au XVIIe siècle, a sévi en Europe. Alors, a fleuri ce que l'on pourrait appeler l'"ancien régime" du rêve, fondé sur l'idée que le sommeil et les songes nous mettent en relation avec les puissances de l'Au-delà.
Loin des questionnements de notre époque marquée par la psychanalyse et renseignée par les neurosciences, cette conception fascine les artistes de la Renaissance, qui sont confrontés en outre à un défi majeur: comment représenter l'ir-représentable? Selon le sujet, les périodes et les régions, ils ont apporté à cette question des réponses fort différentes qui se révèlent à travers leur peinture.
Par les portes de corne ou d'ivoire, comme disent les poètes, le rêve ouvre l'homme à l'autre que soi ; alors les absents, les morts et les non encore nés peuvent rencontrer les vivants; l'ailleurs peut rejoindre l'ici, le passé et l'avenir peuvent coïncider avec le présent et l'imaginaire s'enlacer au réel.



Cliquez pour agrandir l'image
En rêvant, l'homme s'évade-t-il des contraintes de son propre corps pour entrer en contact avec le divin? Ou bien se trouve-t-il livré à des " démons " étrangers? Quel crédit accorder à l'oniromancie? Les peintres et graveurs de la Renaissance ont affrontés ces questionnements à leur manière: artistique et non théologique, philosophique ou médicale. Les questions qu'ils posent, et qui leur sont propres, vont bien au-delà des débats de l'époque et demeurent fascinantes.
Entre les images de l'art et les images oniriques, existe-t-il une profonde affinité? Comment s'acquitter de l'impossible tâche de représenter ce que rêve un rêveur?
Aux XVe et XVIe siècles, si certains explorent le rêve en tant que révélation d'un autre monde, saint ou infernal, et si d'autres l'utilisent pour transfigurer le vécu quotidien ou montrer sa dimension érotique, chez les plus exigeants il est perçu comme une métaphore de l'art lui-même. Alors, la vie devient un songe et l'artiste un rêveur.
À une célèbre exception près - celle de Dürer (voir plus bas) - les artistes de la Renaissance ne peignent pas leurs propres rêves. Ils peignent ceux des autres, ou ceux qu'ils pourraient avoir; ils représentent tantôt des récits de rêve, tirés de la mythologie et de l'histoire sainte, tantôt des visions reconstruites qui se font parfois cauchemardesques.


 
Mais tous se heurtent à la même difficulté : peindre le rêve, c'est-à-dire non l'apparence mais l'apparition, c'est vouloir objectiver ce qui ne peut l'être.
Le songe échappe à la saisie. Or, l'impossibilité même de le représenter a suscité, chez les artistes les plus soucieux de pousser leur art à ses limites, le désir de relever un défi; de montrer leur habileté à représenter un " irreprésentable ", plus spectaculaire encore que les tempêtes et, de conférer ainsi à leurs œuvres, une puissance accrue, en frappant l'imagination et les yeux par une représentation particulièrement vive. Tenter de peindre l'onirique, comme l'avaient déjà fait des artistes médiévaux - mais dans un contexte différent - c'est donc, à bien des égards, transgresser les frontières de l'art; c'est en élargir considérablement le domaine et en affirmer les nouveaux pouvoirs.
Selon le sujet, les périodes et les régions, suivant aussi leur talent particulier, les artistes ont apporté à ce défi des réponses fort différentes: l'écart est grand entre un Songe du Quattrocento et un Songe du siècle suivant, de même qu'entre une œuvre du Nord et une œuvre méridionale, comme le montre la variété des artistes convoqués ici.
Logiquement et chronologiquement, le parcours conduit de la nuit à l'endormissement, de l'aurore- où pour l'homme de la Renaissance se manifestent les vrais rêves- au réveil final; l'essentiel étant consacré aux rêves et visions: celle où l'artiste représente non seulement le corps du dormeur-rêveur, mais le phénomène onirique lui-même.
Tantôt pour montrer des " songes vrais ", tirés de la Bible (Jacopo Ligozzi) ou des vies de saints (Garofalo, Véronèse…), tantôt au contraire pour offrir des visions infernales (Jan Brueghel, Jérôme Bosch…). Certains juxtaposent en un même lieu le rêveur et le rêve, comme l'a fait Giotto, d'autres imaginent des médiations (Le Greco), tandis que les artistes du Nord nous font entrer de plain-pied dans le cauchemar. Dans la nuit aussi, on voit des choses; loin d'éteindre le visible, l'obscurité fait surgir d'autres espaces, de jeu, de liberté ou d'inquiétude.
Sans doute importe-t-il de rappeler l'intérêt de l "ancien régime" du rêve, largement effacé de nos mémoires par les révolutions successives et antagonistes de la psychanalyse et des neurosciences ; mais il importe plus encore, de rêver. Laisser libres et ouvertes les voies de son imagination.
Cliquez pour agrandir l'image
Le rêve d'Albrecht Dürer
L'artiste ne représente pas son propre rêve, à l'exception de Dürer dans une aquarelle du 8 juin 1525, retranscrivant un cauchemar. Mais comment pourrait-il? Pour peindre il faut être conscient de son geste, le murir et l'exécuter, or dans le rêve, on ne peut faire ni l'un, ni l'autre. De plus, tous ceux qui se rappellent de leurs rêves savent très bien qu'ils sont souvent indescriptibles, flous, alors comment le représenter de manière concrète? Autant de questions que se sont posés tous ces artistes.
On commence ainsi avec la nuit qui tombe et la représentation de cette dernière qui durant la Renaissance tourne surtout autour d'un même modèle, la nuit de Michel-Ange, une sculpture exécutée pour le tombeau de Julien de Médicis. Et c'est seulement quand cette nuit tombe que l'endormi peut éventuellement rêver et commencer à voir autre chose. Nous découvrons ainsi toutes ces belles endormies qui laissent leur raison filer. La belle Vénus de Courrège est dans un état d'abandon que seul apporte le sommeil et semble ici proche de l'extase amoureuse. Et ce rêve laisse le dormeur dans un monde hors de toute portée, in-situable.
On arrive ainsi à toute la signification religieuse et mystique du rêve. L'âme du rêveur peut voir la volonté de Dieu. "Je dors mais mon cœur veille" (Cantique des Cantiques). Le rêve lui-même peut être d'inspiration divine comme celui de Jacob qui voit une échelle montant au Ciel et empruntée par les anges; mais aussi celui de sainte Catherine ou sainte Hélène qui entrevoient leurs destins. Dans ces représentations, le réel et le songe se confondent parfois tout comme le rêve et la vision.
Le Greco va plus loin dans son Songe de Philippe II: la fois la "prophétie" historique  et temporelle du roi Philippe II remportant la victoire sur les Trucs à la bataille de Lépante à une vision divine de l'Apocalypse avec ce Léviathan qui dévore les damnés.
Tableau très troublant comme souvent avec le Greco mais qui est encore loin de l'effet produit par les œuvres suivantes, car si le rêve peut ouvrir les portes du ciel, il peut ouvrir des portes beaucoup plus cauchemardesques. Nous voici donc dans des visions terrifiantes et angoissantes où les peintres des Ecoles du Nord se surpassent en imagination. La nature devient menaçante et de drôles de créatures apparaissent. Jérôme Bosch et son école sont particulièrement marquants avec la tentation de saint Antoine,  la vision de l'au-delà et la vision de Tondal, inspiré d'un récit médiéval de Marcus de Cashel. Tondal fait le rêve des supplices infligés aux pécheurs et y gagne sa propre rédemption. L'imagination déployée ici par le peintre défie toute logique raisonnable et est finalement assez proche de la conception d'un rêve sans queue ni tête.
Enfin après s'être demandé si la vie ne serait pas finalement un rêve -question philosophie récurrente dans l'histoire des hommes-autour d'un dessin de Michel-Ange, l'Allégorie de la vie humaine qui a particulièrement influencé son époque, l'heure du réveil approche. L'Aurore " rose et safran " comme disait Homère ouvre la voie au Soleil et le rêve s'estompe. Point final de l'exposition, un magnifique tableau de Zucchi, Amour et Psyché, aux teintes chaudes, qui rappelle que le réveil peut-être brutal avec Eros brulé par Psyché qui voulait le contempler.
Il est finalement temps de se réveiller et de retourner à la réalité, mais le rêve vu par la Renaissance laisse un doux écho.
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image






Cliquez pour agrandir l'image

Morphée, dieu des rêves

La Thébaïde du poète Stace décrit en quelques lignes l'antre du Sommeil comme la didascalie emphatique d'un drame lyrique:
“Déjà la lune, surgissant aux confins des espaces qu'abandonnait Phébus, et montant avec lenteur sur l'univers silencieux, avait imprégné l'atmosphère rafraîchie de la douce rosée qui coule de son char. Oiseaux et quadrupèdes étaient muets; déjà le sommeil, mollement balancé à travers les airs, se glissait au chevet de l'avare douleur, y portant avec lui les charmes du repos et l'oubli de la vie“.
Mais c'est Ovide et ses Métamorphoses, plus précisément les vers du Livre XI qui décrivent longuement le Pays du Sommeil et des Songes:" Iris a revêtu sa robe aux mille couleurs; elle part; son arc brillant trace sa route. Elle vole vers l'antre du Sommeil. Près du pays des Cimmériens, un mont creusé en voûte, recèle un antre profond, du Sommeil nonchalant retraite et palais solitaire. Soit que le soleil se lève à l'orient, soit qu'il arrive au milieu de sa carrière, ou que vers l'Hespérie il abaisse son char, jamais ses rayons ne pénètrent l'obscurité de ces lieux. D'humides brouillards les environnent. Un jour douteux à peine les éclaire. Jamais le chant du coq n'y appelle l'Aurore. Jamais le silence n'y est troublé par la voix des chiens vigilants, par celle de l'oiseau qui, plus fidèle encore, sauva le Capitole. On n'y entend jamais le lion rugissant, l'agneau bêlant, ni l'aquilon sifflant dans le feuillage, ni l'homme et ses clameurs. Le repos muet habite ce désert. Seulement du fond de la caverne obscure, sort un ruisseau, image du Léthé, qui, sur les cailloux roulant une onde paresseuse, par son doux murmure appelle le sommeil. Autour de l'antre croissent diverses plantes et fleurissent d'innombrables pavots. La Nuit exprime leurs sucs assoupissants, et les répand dans l'univers. Rien ne défend l'entrée de ce palais; aucune garde n'y veille. Une porte tournant sur ses gonds du dieu fatiguerait l'oreille. Au fond s'élève un lit d'ébène fermé d'un rideau noir".
Description onirique du Pays du sommeil, suivie d'une évocation des Songes,  ces étranges créatures que Battista Dossi peint avec une entêtante volupté :" Là, plongé dans un épais duvet, le dieu sans cesse repose ses membres languissants. Autour de lui, sous mille formes vaines, sont couchés des Songes, égaux en nombre aux épis des champs, aux feuilles des forêts, aux sables que la mer laisse sur le rivage. Iris écarte, de ses mains, les Songes fantastiques".
A propos des Songes, la source littéraire la plus complète demeure sans doute L'Histoire véritable, texte littéralement stupéfiant de Lucien, dit Lucien de Samosate, que le cercle de Battista Dossi ne pouvait ignorer. Au risque d'allonger mon texte ,je ne résiste pas à retranscrire un épisode de cette tardive Odyssée:" Bientôt nous voyons à peu de distance l'île des Songes, entourée de ténèbres et difficile à distinguer. Semblable aux Songes mêmes, elle s'éloignait à notre approche, fuyait et paraissait s'évanouir. Enfin nous la tenons, et nous entrons dans le port, nommé Port du sommeil, tout près des portes d'ivoire, à l'endroit où s'élève le temple d'Alectryon. Nous y débarquons le soir, nous pénétrons dans la ville, où nous voyons une foule de songes de toute espèce(…).  Elle est entièrement entourée d'une forêt composée de grands pavots et de mandragores, et remplie d'une infinité de chauves-souris, seul être ailé qui se trouve dans l'île. Tout près coule un fleuve, nommé par les habitants Nyctiporus, formé de deux sources voisines des portes : l'une s'appelle Négrétos et l'autre Pannychie. L'enceinte de la ville, haute et de couleur changeante ressemble à l'écharpe d'Iris: elle n'a pas deux portes, comme dit Homère, mais quatre, dont deux regardent la plaine de la Mollesse : l'une est de fer, l'autre d'argile ; c'est par elles que sortent, dit-on, les songes effrayants, ensanglantés, cruels(…).Les Songes n'ont ni la même nature ni la même forme : les uns sont longs, beaux, agréables ; les autres sont courts et laids ; ceux-ci paraissent d'or, ceux-là chétifs et misérables ; quelques-uns portent des ailes, d'autres ont une physionomie étrange".
Ces textes évoquent avec beaucoup de complaisance le cadre mythologique (l'Antre du Sommeil)  et les créatures qui le peuplent (Morphée, Hypnos et son pavot, les Songes), mais ne contribuent finalement guère à nous éclairer sur le sujet. Identifier le thème d'une œuvre telle que La Nuit, peinture savante à références multiples, relève d'investigations bien trop pointues pour l'auteur de blog! D'autant plus que Dossi lui-même semble avoir éprouvé une certaine délectation à nous égarer. 
Pour lever les incertitudes, il faudrait commencer par identifier la figure principale,  tâche rendue difficile du fait de son indéniable nature androgyne. L'apparence et le vêtement répondent-ils seulement à Morphée, dieu des rêves? L'historien Gustav Hartlaub évacue l'hypothèse d'une figure masculine pour établir un rapprochement avec le thème, au demeurant peu représenté dans la peinture, du rêve d'Hécube, épisode tiré de L'Iliade. Celle qui va mettre au monde Pâris, voit dans un songe prémonitoire – mais, concernant la mythologie,  n'est-ce pas  un pléonasme? – la destruction de Troie, consumée dans les flammes.
Ainsi, La Nuit, qui puise abondamment ses sources dans les textes mythologiques et qui rejoint par certains aspects, la mantique, cette discipline chère aux Anciens, associerait à la description pittoresque du Pays du Sommeil – dont les Songes semblent constituer une  excroissance démesurée ! – le thème du rêve d'Hécube, énième expression tragique de la fatalité chez les Grecs.
Lors de la période d'apprentissage de Battista Dossi dans l'atelier de Raphaël, le jeune peintre de Ferrare a naturellement dû connaître  Marcantonio Raimondi, brillant graveur et actif diffuseur des œuvres du génie d'Urbino. Sans pouvoir préciser les modalités, on peut envisager qu'au cours de cette brève période romaine, Dossi s'enthousiasme devant cette gravure pour le moins étrange. Impression profonde et suffisamment durable pour qu'il reprenne, deux décennies plus tard, le sujet avec une allégeance non dissimulée.
Pourtant, sans remettre en cause la dette de Battista Dossi envers Marcantonio Raimondi, on peut souligner l'audace de l'entreprise qui consiste à transposer sur une toile de grande envergure  une fantasmagorie jusque là réduite à la gravure, le changement d'échelle opérant inévitablement une intrusion exacerbée de la fantaisie et de l'humour dans le sujet mythologique.
Parce qu'en effet, dans cette composition rythmée par l'oblique de la monumentale figure d'Hécube -  citation bien trop appuyée des sibylles de la Sixtine – tout semble animé d'une étrange folie. Mais ces trouvailles visuelles  pour le moins farfelues répondent à un jeu d'associations qui constitue le deuxième élément structurant du tableau.
Voyez l'extravagance bien improbable des nœuds de ces tuniques, qui répond à la boule de pavot agitée par Hypnos, mais aussi la pleine lune qui imprègne l'oreiller d'Hécube et qui renvoie aux yeux de la chouette. Dossi s'applique également à  parer les Songes d'étranges crêtes, motifs ornementaux que l'on retrouve chez le coq – d'une taille démesurée ! – et qui se prolongent, autant sur les festons de la robe, que dans les contours des végétaux.
Toutes ces correspondances nous convient ainsi à des lectures simultanées, chacune des parties répondant  à une cohésion d'ensemble. A ce titre, l'expression la plus aboutie demeure les nuées qui s'échappent en volutes tourbillonnantes de la ville incendiée, et dont la couleur verdâtre, mais aussi les plissements et la configuration agissent comme le prolongement céleste de la robe d'Hécube. Ainsi, le rêve – ou le cauchemar, c'est selon – de la mère du héros finit par investir la totalité de la surface peinte, où désormais, sujet et objet se confondent.
Minéraux disposés en bossages, bestiaire excentrique, profusion de  plumes et de crêtes, blasons, têtes coupées, nuées incandescentes qui consument une ville plus barbare que grecque, créature androgyne endormie par un dieu inquiet, débordement visuel où l'on devine presque les cris, les bruissements et les rires… 
Au terme de ces investigations, il semblerait que chacun puisse trouver dans La Nuit, l'objet de ses craintes ou de ses espérances : un  monde d'angoisse où la fin de Troie annonce la chute d'une humanité réprouvée; mais aussi, un monde salvateur d'humour et de transgression, où, à l'image des Saturnales de la Rome antique, tout devient désormais possible
1.1468-1470, Ferrare, Palais Schifanoia.
2.1458-1460, Londres, National Gallery.
3. Vers 1830, Winterthur, collection Oskar Reinhart
4.1538, Los Angeles, Paul Getty Museum.
5. La Nuit de Corrège fait partie  des œuvres incontournables  de la Gemaldegalerie de Dresde où se trouve précisément le tableau de Battista Dossi.
6. 1781, Detroit, Institute of Arts.
7. Pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin dans la découverte de ce texte unique voici le lien http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Lucien/veritable1.htm
Cliquez pour agrandir l'image






::
Magnétisme rajeunissant
**




Electromagnétisme




Téléchargez mon livre d'explication des rêves


des choses étranges dans le brouillard...


C'est ici: Livre





Epicerie aphrodisiaque



Bon à savoir



Prière de prendre connaissance des  réserves de propriétés

Réserves


Savoirs


Copyright © 2011. Tous droits réservés.
www.tradi-cuisine.com
www.editions-josyanejoyce.com
www.josyanejoyce.com
www.nos18ansenmai68.com
www.biotine-sep.com
www.sexytoys-joyce.com

Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS
Réalisé par Josyane JOYCE
Mentions Légales
www.legende-des-siecles.com
www.joyce-voyance.com